Publié par : Sarita | novembre 17, 2008

« Perdons nous »- Part 1 ou comment être femme est dangereux

Pour me remettre de conflit religio-livresques d’avec les nonnes, ce samedi, c’était jeu de piste entre Tuxtla et San Cristobal. Souvenez-vous comment je vous parlais de San Cris, il y a quelques mois. Cependant, il faut avouer que pour le fête, il n’y a tout de même rien de mieux.

Si vous le voulez bien, revenons à la genèse de cette épopée qui conduira les troupes jusqu’à la mort l’aube naissante du dimanche.

Alors attention ça va être technique avec plein de protagonistes alors un peu d’attention, je vous pris (je ramasse les copies dans 15 minutes)

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L’histoire commence donc à Tuxtla en ce jour béni du samedi 15 novembre,

(ci-dessous une jolie photo pour illustrer mon propos et que si vous aimez pas, c’est pareil)

tuxtla boulevard

12h: réveil douloureux… les troupes ont commencé à boire dès le vendredi, jeudi, mercredi

[…] bon là on coupe car c’est vraiment inintéressant

14h30: quelques tacos et gorditas histoire de faire le plein de graisse nuisible pour mon corps de déesse

14h56: « je me sens pas super bien là »

15h: RDV est pris pour 16H à la maison du bienheureux Pancho (qu’il profite de son bonheur car ça va se gâter par la suite)

[…] je digère

17h30: j’arrive chez Pancho et évidemment je suis la première.

18h: Ulices et Richie arrivent, on part en direction du « Super festival-en plein-air-de-la-mort-qui-déchire-sa-mère-en-santiags » organisé par Tuxtla avec plusieurs bandes dont Los amigos Invisibles (du Vénézuela) ou los Bunkers (du Chili).

On laisse Pancho (toujours baignant dans le bonheur) et sa copine, Gris, qui nous rejoindront plus tard.

18h12: On achète un kilo de frijoles chacun car il y a un vague prétexte caritatif à ce concert, genre banque alimentaire…

Ensuite, on marche en direction du stade à la vitesse d’un escargot asthmatique. J’en vois un au fond de la salle qui demande pourquoi… déjà c’est qu’il écoute pas et il me fera 12 pompes et trois vélo (la réponse se trouvant à midi (et non pas a 14h, merci)).

Question subsidiaire d’imbécilité: Ça se mange des escargots aux haricots rouges?

18H30: Les deux groupes sus-nommés ont annulé, on aura donc que des groupes de 2d catégorie donc je râle (pour le principe et puis parce que je suis une fille)

18h32: Nous payons notre entrée et nous donnons religieusement nos trois kilos de frijoles

Question subsidiaire de débilité: Un kilo de frijoles est-il cependant plus lourd ou plus léger qu’un kilo de plume et/ou un kilo de plomb ou le sombrero d’un mariachi bedonnant?

18h34: fouille des sacs

18h35: on me confisque toutes mes clopes

18h35 et des brouettes: je fais la gueule

18H36: on me confisque mon déo-bille Nivéa (je suppose qu’ils ont peur que dans un accès de folie je tente de snifer les extraits de perles-qui-font-les-aisselles-douces)

18h36 et des confettis: je tente de faire encore plus la gueule

18h37: la fouille se poursuit par la découverte d’un objet hautement dangereux pour la sécurité d’un concert… un TAMPAX.

le mec de la fouille (l’œil vif et la queue frétillante): c’est quoi?

moi: un tampax

le mec : …

moi : pour les règles quoi…

le mec: c’est pas autorisé

moi:hum… même si une femme peut être passablement désagréable durant ses règles, je vous promet de pas lancer de canettes de bières sur les artistes.

(ne dites rien, je suis drôle)

le mec: ouais mais non…

moi:mais non je vous jure, j’ai pas de drogue dedant

Ulices (qui intervient pour le plus grand bonheur de tous): ouais, la drogue c’est dans sa culotte qu’elle la met.

le mec:…

moi; hum, c’est une blague et puis j’en ai un peu besoin quand même (du tampax, pas de la drogue… huhu)

le mec (levant la main en brandissant le Tampax tel un cierge et hurlant): Chef, on l’autorise ou pas?

Le chef: c’est quoi?

*ndlr: le gag de répétition ça marche (pour les autres), vu le fou rire qui gagne une bonne vingtaines de personnes autour de moi.*

moi (ayant dépassé les bornes des limites du désespoir): pour un miracle de la nature qui arrive environ une fois par mois…

Le chef: Il faut qu’on l’ouvre

moi: oui mais si vous l’ouvrez, il va plus me servir…

Le chef: Pourquoi?

moi:…

Le chef: non mais le problème, c’est l’introduction…

un mec hurlant de la foule: OUAIS C’EST JUSTEMENT TOUT LE PROBLÈME, C’EST DE L’INTRODUIRE

*Là ce n’est même plus un fou rire, c’est de l’hystérie collective. Le chef fronce les sourcils, il sent vaguement une moquerie mais on voit qu’il n’arrive pas trop à savoir pourquoi *

Le chef: bon allez, c’est bon laisse-là passer.

Et là, j’ai passé le portique sous les applaudissements.

Et quand je suis allée acheter ma bière, deux nanas m’ont vu et j’ai bien entendu quand elles ont dit:

« tu crois qu’il y avait vraiment de la drogue dans son Tampax? »

La suite demain 🙂

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Responses

  1. LAULE !

    (Bon fallait bien que je fasse un commentaire bien nul !)

    hi

    ps : Ils sont cons ces vigiles, ils devraient pourtant savoir qu’on ne se sert pas des tampax pour cacher de la drogue mais plutôt pour faire des mèches lentes pour les engins explosifs artisanaux… Tout le savoir empirique se perd ma bonne dame…

  2. Est-ce que j’ai le droit de dire qu’au prochain Tampax que je mettrai dans mon sac je penserai à toi ? Même si je ne vais pas à un concert ? Bon on verra, je ne sais pas trop m’avancer non plus…

    En tout cas je compatis, même si tu m’as bien fait rire avec ton histoire de « mais si vous l’ouvrez, il va plus me servir »… L’espace d’un instant j’ai cru que tu avais expliqué au chef le pourquoi du comment de la chose… Hum hum.

    @+ et vivement la suite !!

  3. Désolée mais tu me fais mourir de rire avec ton tampax…c’est vrai qu’ils sont drôlement cons les vigiles…
    J’espère que tu as bien profité malgré tout!!

  4. Chuis pliée de rire. Depuis que je lis des blogs, selon les articles il y a des situations ou des objets qui font penser à des gens forcément. Ben voilà ma belle, tu vas être associée aux tampons pendant un bon bout de temps, (d’ailleurs faut que j’en achète, tiens.)
    Quelle situation… j’aurais viré au rouge-violacé, moi !!!

  5. Nan mais c’est abominable… de drolerie!! J’ai le niagara qui coule sur mes joues tout en étant pliée de rire! (pas pratique pour écrire soit dit en passant)
    Comment tu fais pour que ça t’arrive? Nan me répond pas à cette question débile, je sais, ça arrive… tout seul! (enfin parfois tu cherches un peu quand même… canettes de bière? t’avais vraiment besoin de l’embrouiller vu comment il ne comprenait déjà rien? ^^)

    Parce que celle là il aurait même été difficile de l’inventer quand même… Bravo, j’applaudis aussi, et j’aurais voulu être là quand tu as été ovationnée sous les portiques *mega grin*

    Bises bientôt enneigées!

  6. Excellent! 😀
    Et cette suite, alors?

  7. C’est ENORME ! J’adore 🙂
    Encore ! Encore ! Clap Clap champenois 🙂

  8. Chui d’accord avec Gryphon… Et cette suite, alors ?

    En tout cas si tu veux toujours participer au concours la date limite est reportée à mardi soir (because 2 expats au Chili… bref Cf. mon blog ça ira plus vite) !! Si tu veux toujours recevoir une tablette de chocolat par la poste en cas de victoire c’est le moment 😀

    A bientôt l’aventurière !

  9. What about la suite ?
    On attend toujours mine de scred !


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