Sarita on the Web from MeXiCo

le blog qui a la cirrhose joyeuse

My friends all died in a plane crash* mars 31, 2008

Classé dans : puras fotos — Sarita @ 12:56

Parce que je crois pouvoir passer ma vie à photographier le linge qui sèche.

sepia

 

Car du linge qui sèche, c’est juste pour le symbole absolu de la chaleur, de sentir le parfum de la lessive, de voir le soleil se couler lentement entre les différents tissus, de voir les jeux d’ombres, d’entendre les draps claqués dans le vent.

 

J’ai toujours été fascinée par ces villes où le linge sèche au fenêtre. dans les films, j’adorais les scènes où l’on voyait les draps gonflés par le vent dans une prairie, le comble du romantisme était de s’embrasser au milieu de ces milliers de voilages humides…

 

saturation max draps

 

Du linge qui sèche cela veut dire soleil, enfants qui jouent pied nus, de la lumière sur le carrelage, de la chaleur, s’allonger à la lumière sur le carrelage à la recherche d’un peu de fraîcheur, laisser couler l’air sur son visage, voir le soleil à travers ses paupières closes…

 

montage linge satuation

linge saturation faible envers

Parce que voilà trois mois que le froid n’existe plus

surimpression verte et ombre

Parce que voilà les premiers jours de grosse chaleur

collage9.jpg

Parce que je veux passer ma vie à étendre du linge

surimpression bleue

Parce que je veux une maison avec du carrelage, du soleil et qu’aucune fenêtre n’est besoin de vitres…

*celui qui trouve pourquoi j’ai mis ce titre gagne…

 

 

I save the world today mars 28, 2008

Classé dans : solamente coquetear — Sarita @ 12:04

Parfois, il faut juste une serviette en papier pour rétablir l’ordre juste des mérites.Bar de las Miches

Nous sommes dans mon bar préféré de Tuxtla, avec une amie mexicaine et un autre volontaire gringo.

Mon serveur préféré vient me saluer et me demande ce que je fais encore ici. Je lui répond que cet endroit me plait car il y a de la bonne musique, ma bière préféré y est bon marché et les serveurs y sont fort mignons.

Il faut dire que mon serveur préféré a une véritable gueule d’ange et il a de ces sourires enjôleurs qui vous donne envie de coquetear.

Alors que nous buvons joyeusement, un vendeur de rose passe dans la bar. Je n’y prête pas attention car c’est pas trop le genre du gringo d’offrir des fleurs.

C’est alors que Gueule d’ange arrive à notre table et m’offre, ainsi qu’à ma copine, une rose à chacune.

C’est parfait, c’est agréable, c’est fait de manière subtil et légère. C’est un enchantement de recevoir cette rose, de se laisser porter par le parfum de la fleur et par l’alcool qui vous monte à la tête, d’entendre le ronronnement rassurant de la conversation, de répondre aux sourires, d’être bercé par les rires, de chanter tous les classiques

La perfection n’étant pas de ce monde, nous rejoignent d’autre amis, accompagné d’un nouveau venu: un mexicain tout ce qu’il y a de plus arrogant, qui me montre ses vidéos avec son arme de sécurité. Le lourd dans toute sa splendeur. Il a travaillé comme serveur dans ce bar alors il est “super pote” avec Gueule d’ange. Mais Gros Lourd à besoin d’affirmer sa mâle attitude, son territoire, il jette un regard de satisfaction sur notre sa table avec toutes ces étrangères si valorisantes…

Gros lourd me drague de la pire manière et, remarquant ma rose, décide immédiatement de m’en offrir 5 !!

Alors moi j’aime les fleurs, mais j’aime surtout la manière dont on me les offre. Gros Lourd ne m’offre pas de roses, il marque son territoire, comme un vulgaire chien pissant sur un réverbère. Je ne suis qu’un trophée et ses roses me dégoutent et surtout…

Gueule d’ange fait la gueule

Gueule d’ange ne répond plus aux blagues de son “pote” Gros Lourd

Gueule d’ange ne me sourit plus

Alors dans un sursaut de rébellion, je prend ma chaise et je me déplace à l’autre bout de la table, à l’exacte opposé de Gros Lourd.

Le sourire que m’adresse Gueule d’ange en observant mon petit manège vaut toutes les récompenses.

Je me fais la promesse à moi même de dire directement à Gueule d’ange que les roses de Gros Lourd n’ont aucune importance. Mais au moment de partir, O rage O désespoir O vieillesse ennemie , Gueule d’ange est partit je ne sais où.

Je refuse de partir et de laisse croire que Gros Lourd a gagné avec ses 5 roses. Je cours au bar et sur une serviette en papier, j’écris:

“Merci Gueule d’ange, tu m’as offert ma première rose mexicaine… et les 1ères sont toujours les plus belles. Les suivantes n’ont que peu d’importance. A bientôt. Sarita”

Le barman comprend tout de suite à qui il doit remettre la serviette.

Pendant quelques secondes j’ai pensé mettre mon numéro de téléphone aussi. Mais non, cela aurait détruit le charme de la douce séduction. Je préfère cet état incertain de tous les possibles, la trivialité de la vraie rencontre viendra bien assez vite. Et puis le but premier était de rétablir un peu de justice dans ce monde. J’ai la satisfaction d’ignorer Gros Lourd et Gueule d’ange aura l’excitation de la victoire.

 

cimg4661.jpg

 

Nous sommes sur le chemin du retour et Gringo, qui dort chez moi, me lance en blaguant:

“Deux hommes ont essayé de te séduire ce soir et tu rentres avec le seul qui ne t’a pas offert de rose.
T’es vraiment pas douée comme fille”
En même temps, il est indéniable que mon choix concernant les hommes a rarement été judicieux.
 

La prochaine fois, tu m’écouteras mars 24, 2008

Classé dans : hospital regional — Sarita @ 6:44

C’est la Semaine Sainte, donc tout le monde est en vacances… soit pour aller à toutes les messes qui jalonnent la semaine (+de 50 ans) soit pour aller profiter des plages…

et moi?

ni l’un ni l’autre. Je préfère rester à l’hôpital. Mais vu qu’il n’y personne, je suis plus où moins seule fidèle au poste dans le service administratif d’anesthésiologie avec la sous chef la Doctora Castro.

Mais à ce moment précis, je suis toute seule en train de me battre (et de me débattre) avec un interne sur la programmation de la semaine suivante, en tentant de lui expliquer que non! son patient ne sera pas opérer car il n’y a plus de place et que si il ne se prenait pas au dernier moment, on ne serait pas en train de perdre notre temps dans cette discussion stérile.

ne dite rien, je sais, je m’améliore niveau diplomatie…

Au moment où je viens enfin de réussir à faire déguerpir l’interne, arrive un autre interne boulet (ho que je l’ai hait à ce moment).

Il est 12:08

(12:09)

l’interne: c’est très très urgent, on est en pleine chirurgie pédiatrique avec le Dr Bidule et on a besoin d’oxujqsfkefubzfubo

moi: heu… de quoi?

l’interne: d’oxujqsfkefubzfubo

(12:12): ok, ça commence très mal, surtout si c’est une urgence

(12:13): De toute manière tous les tiroirs sont fermés à clef alors je pars à la recherche de la Dra Castro

(12:17): je me fais alpaguer aux Urgences par un médecin qui a besoin de fentanil (ndlr: un truc pour que le patient la boucle pendant qu’on lui ouvre le bide) pour une opération urgente !

(12:20): retour au service d’anesthésie pour le fameux fentanil

(12:21): il n’y a plus de fentanil

(12:22): c’est quoi cet hôpital de merdeeeeeeeeeeee

(12:25): négociation devant les salles de chirurgies pour qu’un des anesthésiste nous donne du fentanil

(12:26): les deux médecins argumentent et se donnent des nouvelles de leurs familles -sight-

(12:27): qu’est-ce-que je cherches déjà?

(12:38): j’ai enfin trouvé la Dra Castro

(12:40): en fait, l’interne il veut le machin qu’on met sur le doigt du patient et qui est accroché au moniteur

(12:41): hourra j’ai la clef du tiroir où se trouve le moniteur

(12:50): re bureau, l’interne est limite en train de dormir

(12:52): je lui file son câble en lui demandant quand même s’il ne veut pas TOUT le moniteur

(12:53): non, il ne veut pas de TOUT le moniteur, il veut juste le machin-qu-on-met…

(13:12): retour de l’interne qui veut tout le moniteur

(13:12): je me marre et l’interne n’a aucun sens de l’humour

(13:13): il prend le moniteur. Il y a un câble noir aussi, mais il le laisse

(13:14): je lui propose, dans le doute, de prendre quand même ce p***** de câble noir

(13:15): il hausse les épaules et me jette un regard méprisant

(13:16): connard

(13:22): re retour de l’interne qui me demande le câble noir

(13:23): re connard et la prochaine fois, tu m’écouteras !!

heureusement que c’était une urgence