Sarita on the Web from MeXiCo

le blog qui a la cirrhose joyeuse

la vida es un carnaval février 22, 2008

Classé dans : puras fotos — Sarita @ 8:39

La vida es un carnaval
no hay que llorar
las penas se van cantando

pas envie d’écrire
gros coup de massue dans la tronche
alors je vous laisse avec les photos du Carnaval de Tuxtla

histoire de ne pas pleurer
histoire de ne pas être trop amère et désabusée sur les relations amoureuses






 

Intox, libération et courrier des lecteurs février 19, 2008

Classé dans : C'est pas faux — Sarita @ 9:28

Alors j’ai envie de te dire qu’aujourd’hui je fais une note sans aucune structure ni aucun sens…

ouais, c’est ça une note de merde…

Pourquoi?
Parce que.Enfin surtout car c’est la troisième fois depuis mon arrivée ici que je suis malade et franchement ça gonfle.
D’abord le bon rhume, car tu comprends avec 30° tu t’enrhume, grâce à la clim à 22° qui te défonce les sinus…

Ensuite, première intox alimentaire où je me retrouve à à rendre l’âme au dessus de la cuvette de chiottes pile au moment où on se tape une secousse sismique de 6,2 (sur l’échelle de ce cher Richter). Je sais, c’est super comique, mais en fait quand t’a déjà le mal de mer, la secousse c’est vraiment moyen!

Bref, voilà hier rebelotte et dix de der…

Bon le médecin se veut rassurant, j’ai juste une otite en plus et a priori c’est pas la dengue mais peut-être la fièvre typhoïde… c’est vrai que tout de suite c’est beaucoup plus rassurant.

M’en fou je me sens mieux après trois injections dans les fesses.
C’est décidé! demain je retourne à l’hôpital (pour travailler, par pour y être soigner, faut pas déconner!)

bref
***
De plus, un malheur n’arrivant jamais seul, mon ordi commence a faire des siennes en m’envoyant des signaux assez inquiétants du genre:

“il ne reste plus que 400 mo d’espace libre sur c:”

Dans l’intense recherche de libération d’espace de mon disque dur, je me met a désinstaller frénétiquement la moitié de mes fichiers,sans résultats… enfin si, mais pas ceux escontés (je ne peux plus lire les fichier pdf par exemple…)

Mon ordi m’envoie toujours ces p**** de messages, ça me gonfle et j’ai envie de le balancer par la fenêtre, car merde, je suis malade et faut pas me contrarier !!

Et là, sur msn, arrive mon sauveur,

une oreille compatissante,

QUI? me demande-t-on au fond de la salle…

mon copain? non attend, je t’ai dis une oreille compatissante (essaye de suivre bordel !!)

bref…

Arrive ElgJyn sur sa tablette graphique lui servant de fidèle destrier (t’imagines un ralenti hollywoodien avec tellement c’est beau…)

et il me sauve de la crise de nerf en m’expliquant qu’en gros c’est Emule qui fait chier car je télécharge trop de truc en même temps (oui, en ce moment je suis adddict au Dr House!).

Résultat: un disque dur qui reprend vie et un bon délire msn made in zombies au QI de palourdes mazoutées

***
Sinon histoire de clôturer ce post sans queue ni tête mais avec un neurone. Je répond à un cher lecteur qui m’a envoyé une bien jolie missive électronique dans lequel il déclamait tout le bien qu’il pensait de mon blog, ainsi que du précédent Oxymore et Hypallage…Mais il concluait tout de même en disant : “tu sembles tout de même beaucoup plus sérieuse sur ce blog, par exemple tu ne parles plus du tout d’histoires grivoises de préservatifs ou de salopes volages. Où sont donc les délires d’antan d’Oxymore? :)”

hum…

Alors comment te dire…

Tu vois ce blog, tout le monde le lit.

J’ai dit TOUT le monde…

donc même mes parents, ma famille, mes anciens maîtres de stages…

bref tout le monde.

Donc ce blog est et restera pur, vierge et innocent ^^

enfin jusqu’à temps que j’en décide autrement car souvent femme varie!

 

La piqûre de rappel février 17, 2008

Classé dans : angoisses voyageuses — Sarita @ 2:12
Un jour j’ai lu je ne sais où l’histoire d’un français (ou peut être pas d’ailleurs) parti vivre en Inde au milieu des plus pauvres.
Il était décidé de manger autant qu’eux, c’est à dire un peu près rien. Il expliquait qu’il avait fini par s’habituer à la faim, qu’à force de privation, le corps intègre cette souffrance comme un élément naturel de la vie.Cependant, cela n’était supportable que tant qu’il restait dans ce manque constant. Un jour pourtant, sa famille lui a envoyé un colis de nourriture. Il l’a donné à une famille, mais qui ne voulait pas y toucher si lui aussi ne mangeait pas avec eux.
Mais le simple fait de goûter de nouveau à la nourriture a été le plus terrible, réveillant sa faim… la simple saveur des aliments étant la plus cruelle des tortures.

Fragonard, le baiser à la dérobée

Cette anecdote m’est revenue du fond de ma mémoire, sur le chemin de retour, dans une voiture, au milieu de la ville endormie.

Depuis un mois, je vivais avec le manque, le manque du corps de l’autre, le manque de la caresse d’une main sur la peau et cela me convenait. Je me contentait de l’abrazo mexicain.

Et puis,

Et puis…

Fin de la soirée, on est quatre sur le lit à regarder un film… on bouge, on se colle, on se cale, on s’emboite, une jambe par là, un bras qui traine…

Et là, un souffle près de mon épaule, un bras contre mon bras, des frôlements, des chatouilles pourtant bien amicales ont réveillé ce manque tapie au creux de mon ventre.
J’avais réussi à oublier que cela me manquait tant, j’avais oublié à quel point je voulais m’endormir dans ses bras.
Le manque, le désir m’ont poignardé si brutalement que j’en ai suffoquée.
Au bout d’un moment j’ai du m’extirper de ce magma de chaires, de cet amoncellement de peau, c’était un peu trop humain pour moi. Il fallait que je retourne à ma bulle aseptisée de la solitude.

mais trop tard,le mal était fait.

Le manque est là

et j’ai mal.